Cher Monsieur,
          Bonjour à vous et merci d'avance du travail que vous entreprenez pour moi !
Je vous envoie deux extraits de  "l'alphabet de l'espace " n° 09 et 79.et vous souhaite bon
courage.
                                                     prénom oral : el kheir- (le bien) rien que ça.
 
 
Messaour Boulanouar -
cité du génie -
Sour el ghozlane - 10.300 -
                           Algérie -
 
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Loques de neige ...
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loques de neige hirsute où note enfance est morte
par grand matin de peste noire au ciel degivre 
où nous errions à ras de terre et de ciel grave
sans prononcer un arbre au feu de pierre en feu
 
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douce odeur de la pluie lumière au ciel en ruine
peur morte en ruine sous le sable au cri de sang
au jour de crime et d’arbitraire au long vertige
où nous nous sommes tus face au pouvoir du nain.
 
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un homme au ciel vaincu regarde en vieux miroir
mourir la vie déserte en notre jour de sable étrange
en cris de songe triste où l’enfance s’invente
steppe en fleur au visage qui nous crée un âtre
 
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sur la tombe au mystère d’herbe en oubli morose
linge froid à mon front apaise un cœur au soir
de grand songe ductile entre l’ombre et la chair
où nous crions parfois vivre et mourir en croix.
 
*
 
nos jours mordus de rouille amère et de visages
ont tous un air commun de cloportes en l’ombre
mais leur silence abrite espoir et danse agile
où le corps nous délivre et tue l’âge fantôme.
 
*
 
si nous ne disons pas dans sa rougeur de fruit
la haute fête où notre amour danse en sa vigne
demain notre beau signe au cœur de vendangeur
les loups auront raison de nos corps sans visage
 
*
 
les gens nus dispersés que ma chanson rassemble
ont une étoile au cœur vaincue de neige en feu
mains au travail et nuit de chair vouée à vivre
terre splendeur en croix vers un miracle humain
 
*
 
l' herbe innocente pleure et nous taisons le crime
qui passe dans nos yeux rongés de neige infecte
où nous creusons notre mine d’espoir en charpie
pour éblouir les nains que leur démence invente
 
*
 
et puis terre est sortie de la caverne en armes
où les ogres restés dans la ténèbre en suie nue
mis en cris d’être songe se sont ancrés en mort
en chemins sous la terre vers leur ivre présence
 
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le sang bleu de l’étoile qui nous colle au front
effraie le crime
                       et tue la haine qui nous traque
en terre morte
                       en terre libre
en terre
où nous faisions du feu sous la plus triste neige
en terre
où nous
             nous promettions la vie.
 
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    J'ai oublié de vous dire que j'ai été comme Guillevic fonctionnaire de l'Enregristrement
au bureau de Sour el ghozlane .
 
                                                                      à bientôt j'espère.